Répartition du Vaquita

Les projets en cours

Le vaquita marina est une espèce de marsouin qui vit dans les eaux mexicaines. Il est la proie des filets de pêcheurs, dans lesquels il se coince et s’étouffe. Nous avons atteint aujourd’hui une situation critique pour la survie de l’espèce, et les chercheurs se mobilisent pour essayer de le sauver.

Un dauphin maquillé
Le vaquita marina est reconnaissable à ses marques noires, autour des yeux et sur les lèvres, qui donnent l’impression d’un maquillage. Avec ses 150 cm pour 40 kg, il fait partie des plus petits cétacés. Très craintif, il compte donc parmi les espèces les moins connues. De plus, son étude est particulièrement difficile car il vit en petits groupes, dans les eaux troubles de la mer de Cortez.

alt image Une menace de plus en plus forte
Le vaquita a été classé en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), mais aussi par la CITES, la convention du gouvernement mexicain sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées. Cette sonnette d’alarme a été tirée suite à un constat préoccupant : selon les chercheurs, la population totale serait passée de 567 individus à 150 en l’espace de 10 ans !

La principale menace pesant sur les vaquitas sont les filets des pêcheurs, qui les attrapent accidentellement en visant d’autres espèces comme les requins, les crevettes ou les raies.
Une fois qu’ils sont coincés entre les mailles, ils ne peuvent plus remonter à la surface pour respirer, et meurent noyés. On estime entre 40 et 80 décès par an à cause de ces filets, ce qui dépasse largement le taux de natalité des marsouins restants. Cette logique d’extinction doit donc être contrée par une intervention efficace de la part des autorités compétentes.

 

Des mesures concrètes
Il faut réduire, voire supprimer, l’utilisation des filets maillants. Pour cela il faudrait envisager des outils de pêche alternatifs et plus adaptés, ou bien trouver une alternative économique dans ces régions. Le gouvernement mexicain s’est mobilisé depuis 1997 pour mener des études sur la disparition du vaquita et plusieurs actions ont déjà eu lieu dans ce sens, avec la création par le gouvernement mexicain de zones de refuge où l’utilisation des filets maillants est interdite. De plus, certains pêcheurs se voient offrir des subventions pour vendre leurs bateaux et se lancer dans une autre activité.

Si ces plans de conservation étaient menés à bien, cela ferait du Mexique un exemple mondial de gestion efficace des mesures prévenant l’extinction d’une espèce. Et ces pratiques pourraient s’étendre à la conservation d’autres espèces menacées par ces filets, comme le marsouin aptère ou le dauphin de l’Irrawaddy.

 

Se mobiliser pour la conservation
Sous la tutelle du Dr Lorenzo Rojas-Bracho, le Marine Mammal Research and Conservation Group de l'Institut National d'Ecologie (INE) et le consortium scientifique Oceanides Conservación y Desarrollo Marino développent des techniques de détection acoustique destinées à évaluer de façon précise la taille de la population restante et à suivre son évolution. Ce suivi est très important afin d'évaluer l'efficacité des mesures mises en place. C’est grâce notamment au travail de ces équipes scientifiques que la raréfaction de l’espèce a pu être découverte.

 

Soutien et communication des mesures
L’équipe du Dr Rojas Bracho s’est associée à l’Equipe Cousteau, qui a participé à la récente mise en place d'un Observatoire des mers Jacques Cousteau à la Paz (Sud de la Basse Californie). A ce titre, ils s’adressent ensemble aux communautés locales et aux internautes afin de sensibiliser l’opinion sur le caractère urgent du problème. Cela passe par les magazines Cousteau (Calypso log et Cousteau Kids pour les enfants), les chaînes Youtube Cousteau, les applications de Google Earth ou bien encore le site Internet officiel www.cousteau.org.